Affichage des articles dont le libellé est Interview. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Interview. Afficher tous les articles

29 mars 2018

Interview créatrice - Georgia Création x Ob'Art

Tu commences à me connaître, quand on m'offre l'opportunité d'aller à la rencontre de créateurs talentueux, je fonce sans réfléchir une seconde ! 
C'est ce que j'aime par-dessus tout avec ce blog : il m'offre des opportunités de rencontrer des personnes que je n'aurai pas l'occasion de croiser en d'autres circonstances.


C'est donc avec un immense plaisir que j'ai renouvelé mon partenariat avec le salon Ob'Art et Ateliers d'Art de France.



Le salon Ob'Art Montpellier se déroulera du 6 au 8 avril au Corum, cette cinquième édition aura lieu aux mêmes dates que les Journées Européennes des Métiers d'Art.
Tu pourras y découvrir plus de 100 artisans qui présenteront leurs créations et leur métier ; l'occasion de découvrir toute la diversité de l'artisanat d'art et de participer à des ateliers au cours desquels des artisans dévoileront les rouages de leurs métiers.

Entrées gratuites disponible sur la billeterie en entrant le code promo OBARTWMH.


L'an dernier, je te présentais la céramiste Magalie Manchette, cette fois c'est dans l'univers de la bijouterie que je t'emmène avec Georgia Création, mon coup de coeur de cette année.
Avant de commencer et si tu veux te mettre dans la même ambiance que nous lorsque nous avons réalisé cette interview, je te propose de lancer cette playlist folk aux petits oignons (une des playlists qu'écoute Georgia lorsqu'elle travaille).

Georgia se définit comme une "artiste bijoutière" et m'a accueilli avec un bon thé et des cookies maison dans son atelier qui se situe dans un espace de coworking créatif que certain(e)s doivent sans doute connaître : l'AteLiées. Un magnifique espace partagé d'ateliers proposant également une boutique ouverte au public où l'on peut découvrir et acheter les créations de ces artisans-créateurs.


Georgia si tu devais te définir en 5 mots, quels seraient-ils ?


Sauvage, créative, rebelle, joyeuse et surtout rêveuse !

Quel métier rêvais-tu de faire quand tu étais enfant ?


Ce qui était prédominant dans ma vie c’était d'être artiste, pas comme un rêve mais plutôt comme une évidence.
Je ne me suis jamais vue faire autre chose que ça, comme en plus je viens d’un milieu artistique c'était donc la normalité. Je rêvais aussi d'être chanteuse, j'ai écrit quelques compositions à la guitare.



- Tu peux m'en dire plus sur ta famille d'artiste ?


Mon père est chanteur-auteur-compositeur et ma mère était une danseuse new-yorkaise de néo-contemporain dans la compagnie Balanchine. Elle est devenue plus tard peintre sur soie.
Ma soeur, mon frère ainsi que la plupart des membres de ma famille exercent un métier artistique. Toute cette fusion artistique m'a rendu sensible et m'a donné une perception de la vie riche et différente.


On m'a éduqué à être responsable de mes actes très jeune ; je pouvais peindre sur les murs, j'ai même peint mon chat ! J'étais libre d'exprimer ma créativité.

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivée à la joaillerie ?


Depuis toute petite, j'ai toujours été fourrée dans l'atelier de ma mère ou le studio de musique de mon père. C'était mon quotidien. Ma mère nous installait une grande table et nous faisions du dessin, de la peinture, du collage, du papier mâché, ... et surtout, j'enfilais des perles !

Une de mes cousines américaines me ramenait souvent des pinces, des pierres ou des perles. C'est comme ça que j'ai pu commencer à créer mes premiers bijoux fantaisies. Je les vendais dans la boutique de ma mère à St Quentin la Poterie. J'avais des clients qui revenaient chaque année m'acheter mes créations, et ça me rendait heureuse.


Après le bac, j'ai démarché plusieurs fois des bijoutiers et des écoles de bijouterie. Tous m'ont fermé la porte au nez. J'étais soit trop âgée (à 21ans ?) soit les frais de scolarité étaient bien trop élevés pour moi. Alors je me suis perdue pendant des années à suivre des études qui m'ennuyaient à mourrir, à essayer de rentrer dans le moule et ne rien faire de mes dix doigts. 

En 2011, après le décès de ma mère, je suis partie me former en Inde. J'en avais entendu parler par une connaissance et j'avais besoin d'aventure. En presque 2 mois, j'ai appris les bases du métier de bijoutier-joaillier, en travaillant par terre, à l'arrache ! C'est aussi en Inde que j'ai rencontré mon mari tibétain, dans ce village qui borde l'Himalaya et qui est la résidence du Dalaï Lama.


Je suis tout de même autodidacte et l'univers du bijou est tellement vaste que j'apprends tous les jours. 

Aujourd'hui je travaille à L'AteLiées avec 10 autres créateurs/rices où nous vendons nos propres créations, fabriquées sur place, dans nos ateliers respectifs.


Comment est née ta marque ?


Ma marque est née quand j'ai assumé de me dire que je voulais faire de la bijouterie, malgré les galères parce qu'il n'y a que la création qui m'intéresse. Ca a donc été naturel pour moi de créer ma marque, une collection et de me faire connaître. Là je suis au tout début et j'ai bien l'intention de me perfectionner au maximum et de me faire connaître en France et à l'international. Dream big !


Je voulais un nom original et qui se retienne facilement, finalement mon prénom me convenait. Ma marque, c'est un peu moi !


Pour le logo, je me suis enfermée chez moi pendant 2 semaines à chercher l'inspiration partout et j'ai fini par faire cette aquarelle dont je suis très fière. Ca me ressemble beaucoup. C'est léger, poétique, et en même temps fort. J'ai vraiment travaillé pour que l'intérieur créé le contour, je ne voulais pas que des lignes ferment le dessin. C'est quelque chose dans le travail de ma mère qui m'a beaucoup influencé "c'est l'ombre qui crée la lumière".

Où trouves-tu ton inspiration ?


Partout ! J'aime la nature ça c'est sûr, ça se voit dans mes créations, c'est ce qui me ressource, me rend heureuse.
Quand j'ai créé ma première bague arbre c'était très inconscient j'avais juste envie de porter un arbre. C'était ma perception de la nature et au final cette collection plaît beaucoup.


Comme j'ai appris en Inde ça m'a beaucoup inspiré au début, ça se voit d'ailleurs. J'essaie de m'en détacher un petit peu ou en tout cas d'élever le côté ethnique pour que ce soit plus moderne et comme je suis un peu rebelle, j'ai une hantise absolue d'être cataloguée dans un groupe, ... ça m'angoisse. Je n'ai donc pas envie d'être mise dans la case "ethnique" (ou autre) et j'essaie de faire des choses que j'aurai envie de porter.


Je m'inspire peut-être un peu d'architecture, d'autres cultures, de la nature, des couleurs aussi (et ces milliers de nuances).

- Est-ce que tu es un peu dans la lithothérapie, par rapport à ton travail des pierres ? 


Non. Je suis attirée par les pierres parce que j'aime la couleur ou parce qu'elles ont une brillance particulière, une lumière ou une vibration qui m'attire et qu'on ne peut pas expliquer.
La lithothérapie je n'y suis pas particulièrement attachée, ce n'est pas quelque chose qui me guide dans mes créations. C'est plus un travail intuitif, je vais associer une pierre à un bijoux en suivant mon intuition et mon inspiration.
Je me fournis uniquement chez des artisans qui taillent les pierres eux-mêmes, je fais très attention à ça et je choisis mes pierres une à une.

Tourmaline brute

- Est-ce que tu dessines tes pièces au préalable ou te laisses-tu guider en créant ?


C'est très aléatoire. Quand j'ai besoin de me concentrer et de me discipliner, je vais les dessiner avant. Mais en général je me laisse guider ; j'aime travailler la matière et me laisser guider par elle.


Quels sont les créateurs/artistes que tu admires, qui t'inspirent ?


Ananda Khalsa, une créatrice de bijoux qui m’a beaucoup inspiré, j'ai eu un coup de coeur pour ses créations quand j'étais ado. C'est elle qui m'a donné envie de faire de la bijouterie professionnellement.

Peter Knapp un artiste qui m’a beaucoup marqué quand j'étais aux beaux arts. Sa découverte a provoqué un déclic libérateur : ça a changé toute ma perception de l'art ! Son travail sur l'illusion et la perception de la réalité m'a ouvert tout un champ de possibles.

Alejandro Jodorowski, son travail m'a influencé toute ma vie.

Et puis surtout mon père et sa musique !


J'imagine que tu dois avoir la tête qui fourmille de nouvelles idées, peux-tu nous en dire plus sur tes futures créations ?


Comme je le disais plus tôt, j'aimerai élever ce côté ethnique et faire des créations plus contemporaines, plus épurées.
Ce qui me plaît c'est de travailler avec les contrastes, j'aime rechercher l'équilibre entre des choses qui sont en pleine dualité. Je pense que ma prochaine collection tendra vers ça.


Mon rêve serait de faire du bijoux d'art. Etre vraiment dans l'expérimentation des choses et moins dans le côté commercialisable, créer des pièces plus sculpturales.

Quels conseils donnerais-tu à une créatrice qui veut se lancer ?


Vas y fonce ! 


Où peut-on trouver tes créations ?


Tu peux aussi la suivre sur sa page Facebook et sur son compte Instagram.


Merci infiniment Georgia pour ton accueil chaleureux et tout ce que tu as partagé avec moi pendant ces quelques heures passées ensemble, j'ai adoré ce moment et nos échanges !


INVITATIONS POUR LE SALON OB'ART MONTPELLIER :


Si tu souhaites aller rencontrer tous ces artisans-créateurs passionnants durant le salon Ob'Art Montpellier, j'ai des invitations pour toi !

Il te suffit de télécharger ton entrée gratuite grâce au code promo OBARTWMH sur la billeterie.

INFOS PRATIQUES :


Salon des Métiers d’Art Ob’Art Montpellier – du 6 au 8 avril 2018 au Corum

Horaires :

  • Vendredi 06/04 : 10h – 21h (nocturne)
  • Samedi 07/04 et Dimanche 08/04 : 10h – 19h


Tarifs :
  • Entrée gratuite le vendredi
  • 6.50€ le samedi/dimanche
  • Entrée gratuite tous les jours pour les -18ans

Plus d'informations sur le site d'Ob'Art et sur la page Facebook de l'événement.
Pour suivre les actualités des salons Ob'Art, rendez-vous sur la page Facebook des Ateliers d'Art de France.

Article en collaboration avec Ateliers d'Art de France pour le Salon Ob'Art 2018.
Les photos sont la propriété exclusive de What My Hands Made et Ateliers d'Art de France, merci de ne pas les utiliser sans autorisation.



Rendez-vous sur Hellocoton !

17 mars 2017

Interview créatrice - Magalie Manchette x Ob'Art

C'est enfin le grand retour des interviews créatrices ! Je suis J O I E !
Et c'est grâce au Salon Ob'Art que je remets le pied à l'étrier. Je t'explique.

Le Salon Ob'Art est organisé par Ateliers d'Art de France* depuis plusieurs années, à Paris, Bordeaux et Montpellier. La quatrième édition du Salon Ob'Art Montpellier aura lieu du 31 mars au 02 avril, au Corum.

J'ai été contacté cette année pour aller à la rencontre d'un artisan de mon choix, présent au Salon Ob'Art 2017, et d'en faire un article. 
Curieuse de nouveaux créateurs et ayant envie de relancer mes "interviews créatrices" depuis longtemps : j'ai dis oui tout de suite, évidemment !



"Ob'Art est le salon de l'objet métiers d'art."



Je t'emmène donc à la découverte de Magalie Manchette, céramiste, que j'ai eu le plaisir de rencontrer dans ce contexte.


Magalie m'a accueillie autour d'un thé au soleil devant son atelier-boutique, a bien voulu se prêter au jeu de mes questions avec humour et passion (mon dieu que ça fait cliché, mais c'est vrai !) et m'a laissé photographier dans les recoins. Ce fût une chouette après-midi en Aveyron.
Merci beaucoup Magalie pour ton super accueil !



Magalie si tu devais te définir en 5 mots, quels seraient-ils ?


Exigeante / Intègre / Libre / Spontanée / Singulière


Quel métier rêvais-tu de faire quand tu étais enfant ?


Un travail manuel ! Je voulais faire des choses avec mes mains, j'ai toujours été très manuelle ; le choix de travailler la terre est arrivé relativement tôt. Mais je suis une touche-à-tout, j'aime faire pleins de choses dans la bricole.


Quel est ton parcours et comment es-tu arrivée à la céramique ?


Le système scolaire ne me convenait pas et il n'y avait qu'en arts appliqués que je prenais du plaisir en cours. J'avais l'envie d'apprendre le travail de la terre mais aussi à utiliser les pinceaux.
Je me suis donc inscrite en CAP "Décoration sur céramique" puis j'ai continué mes études en faisant un BMA** en céramique (4 ans dans un lycée technique en Seine et Marne).


Suite à ça, j'ai travaillé 2 ans en tant qu'assistante pour une potière sur Paris. Elle m'a beaucoup appris et m'a laissé beaucoup de liberté dans la production. Elle était très pédagogue et donnait régulièrement des cours de poterie pour lesquels je l'aidais au bon fonctionnement de l'atelier.
Puis j'ai donné des cours dans des centres d'animation. En parallèle, j'étais en pleine recherche de mon style, de ce que je voulais créer. Il fallait que je prenne le temps.

Après 10 ans de vie sur Paris, mon compagnon et moi en avons eu marre et aussi une furieuse envie de se mettre "au vert" ; le choix de l'Aveyron s'est fait un peu par hasard, par le biais d'amis. Et ça fait maintenant 8 ans que j'ai mon atelier ici, à Eulalie d'Art.


Comment est née ta marque ?


Alors, ce n'est pas vraiment une "marque". Mais, disons que j'ai lancé ma production ici, dès que je me suis installée au sein d'Eulalie d'Art avec mon propre atelier.


Eulalie d'Art, c'est une ancienne grange qui a été totalement restaurée et aménagée en plusieurs ateliers d'art par la municipalité de Ste Eulalie d'Olt. Ce qui est génial ici, c'est qu'il y a toutes sortes d'artisans qui s'installent dans ses ateliers sur des longues ou plus courtes périodes ; ça permet de se rencontrer et d'échanger, c'est très enrichissant.


Où trouves-tu ton inspiration ?


Beaucoup dans la musique (la musique m'évoque des images) mais aussi dans les BD, les romans graphiques et tout ce qui m'entoure dans la nature.
Il y a dans mon travail un mélange ambiguë entre l'animal et le végétal.


Le travail du décor sur mes céramiques commence par une tâche d'oxyde que je dirige plus ou moins avec mon pinceau. Je veux conserver un décor qui soit toujours aléatoire et unique.


Mon univers est assez fantasmagorique, pour moi il est très important de ne pas représenter quelque chose. Je fonctionne sur les émotions et j'ai envie que les gens qui regardent mes créations fonctionnent de la même manière, que chacun trouve ce qu'il a envie de voir.


Quels sont les "créateurs" qui t'inspirent ?


Dernièrement ce sont deux auteurs de BD : Charles Burns et Manu Larcenet. Leurs univers assez sombres m'inspirent. Notamment "Blast" de Manu Larcenet : les arbres de mes cache-pots me sont venus grâce à cette série.


J'imagine que tu dois avoir la tête qui fourmille de nouvelles idées, peux-tu nous en dire plus sur tes futures créations ?


Je reste dans des pièces utilitaires (vaisselle, vase, ...), mis à part les méduses et les cocons.
J'ai envie d'explorer en faisant des pièces plus déjantées, plus folles mais qui conserveraient une utilité. Ce sera au feeling et à l'envie, rien n'est figé.


Quels conseils donnerais-tu à une créatrice qui veut se lancer ?


Ne pas avoir peur de l'échec.
Ne pas avoir peur de casser et refaire encore et encore.
Ne pas avoir peur de se tromper ou de rater.
Ne pas s'attacher à l'objet.



Où peut-on trouver tes créations ?


On trouve mes créations sur mon nouveau site : www.magaliemanchette.com, mais aussi dans

  • mon atelier-boutique au sein d'Eulalie d'Art à Ste Eulalie d'Olt

et dans les boutiques suivantes :



N'hésites pas à aller à la rencontre de Magalie lors du Salon Ob'Art Montpellier et à découvrir son univers.



INVITATIONS POUR LE SALON OB'ART MONTPELLIER :


Pour les plus rapides, j'ai 30 entrées à offrir ! Pour avoir son invitation au Salon Ob'Art, il suffit de :

  1. Etre rapide
  2. Cliquer sur ce bouton
  3. Entrer le code promo suivant : OBMWMH
  4. Télécharger son entrée gratuite

Premiers arrivés, premiers servis ! A bon entendeur ;)

*Ob’Art bénéficie de l’expertise d’Ateliers d’Art de France dans l’organisation de salons métiers d’art au prestige reconnu. Ateliers d’Art de France est le syndicat professionnel des métiers d’art. Il fédère plus de 6 000 artisans d’art, artistes de la matière et manufactures d’art sur le territoire national. Ses missions : représenter, défendre les professionnels des métiers d’art et contribuer au développement économique du secteur, en France et à l’international. 
Plus d’informations sur leur site  et sur Facebook.

**Brevet des Métiers d'Art


Article en collaboration avec Ateliers d'Art de France pour le Salon Ob'Art 2017.
Les photos sont la propriété exclusive de What My Hands Made et Ateliers d'Art de France, merci de ne pas les utiliser sans autorisation.

Rendez-vous sur Hellocoton !

28 avril 2015

Interview créatrice - Cagecréations

Aujourd'hui c'est le retour de l'interview créatrice, je vais d'ailleurs essayer de mijoter ça mensuellement. Si t'as raté la première, c'est par ici.

Pour la deuxième session c'est Camille, l'adorable créatrice aux commandes de Cagecréations, qui s'y colle !


Camille a un chien qui s'appelle Yoda, un tatouage Totoro sur le bras droit (OH. MY. GOD. ❤︎_❤︎), elle aime le street art et elle collectionne les baskets. Camille créé des accessoires de mode entièrement fait-main dans son appartement tout en ayant Yoda qui lui dépose des jouets sur ses genoux pendant qu'elle coud.


Si tu devais te définir en 5 mots, quels seraient-ils ?

L’exercice est hyper difficile, on ne se voit jamais comme les autres nous voient. Mais allez, je me lance !

  • AMOUR : parce que tout ce que je fais fonctionne à l’envie, faire les choses par amour c'est essentiel, c’est ce qui rend la vie douce.
  • IMAGINATION : parce que je fourmille d’idées en tout genre !
  • RÊVE : parce que je vis un rêve éveillé de pouvoir vivre de ma passion, en toute liberté ! 
  • NATURE : parce que je pense être une personne aux goûts simples mais aussi parce que j’ai un côté très bucolique.
  • HUMOUR : parce que j’adore rire et faire rire et surtout ne pas me prendre au sérieux !

Pochette Palmier Cagecréations

Quel métier rêvais-tu de faire quand tu étais enfant ?

Oula ! Enfant je voulais faire des métiers atypiques du genre chimiste ou astronaute. Je rêve toujours de pouvoir aller dans l’espace, mais ça me paraît compromis !
Je n’aurais jamais pensé devenir créatrice d’accessoires de mode.

Headband Cagecréations
© Le Carnet des Collectionneuses

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivée à la création textile ?

J’ai un parcours scolaire relativement classique. J’ai fait des études en économie et gestion d’entreprise qui ne m’ont franchement pas passionnées même si finalement ça s’avère très utile au quotidien.
A la sortie de mes études, j’ai intégré le groupe Zara pour un temps, j’y suis restée 5ans. J’ai beaucoup appris sur la mode, les tendances, la mise en valeur des produits, la qualité des tissus et des matières, ... Une véritable formation sur le monde de la mode et des souvenirs impérissables !

Pour mes 27 ans ma mère m'a offert une machine à coudre et j'ai commencé à coudre des petites choses pour moi, pour offrir à mes amis.

Pochette "Geekette" Cagecréations

Comment est née ta marque « Cagecréations » ?

Alors que j’avais quitté mon emploi chez Zara, j’avais commencé à vendre mes petites créations sur Alittlemarket. J’ai passé de plus en plus de temps à créer et mes créations ont rencontrées du succès.
Sans m’y attendre vraiment, j’ai vu l’occasion de vivre de ce qui me passionne : la création !

Il m’a fallu trouver un nom de marque, je venais de me faire tatouer une cage à oiseau comme un symbole de liberté et du poids du passé : le nom était tout trouvé!

Camille dans son atelier

Camille dans son atelier

Où trouves-tu ton inspiration ?

Le principe de Cagecréations est simple, faire des accessoires (sacs, headbands, barrettes, ...) avec des motifs frais, dans l’air du temps et qui donne tout de suite du style à une tenue.
Je fouille le net à la recherche de tendances, Pinterest est une excellente application pour ça, tout comme Instagram.
L’inspiration est partout, dans un couché de soleil, les feuilles d’un arbre, les graffitis d’un mur, etc. Il suffit d’ouvrir les yeux !
Je fonctionne à l’instinct, il n'y a pas de règle.

Headband et pochette en Wax - Cagecréations

Quels sont les créateurs que tu admires, qui t'inspirent, ... ?

J’aime énormément les collections de Maison Baluchon qui commercialise des pochettes et sacs à main de très grande qualité.
J’adore les collections de Papier Tigre, une papeterie ultra-moderne aux designs épurés et géométriques. Rien à voir avec l’univers de l’accessoire de mode, mais je vous l’ai dit l’inspiration est partout !
Je suis également une grande fan de Sandro et Isabel Marrant, des maisons de créations qui mélangent avec goût le sportswear et l'élégance : je suis FAN !

Chez Maison Hate à Montpellier

J'imagine que tu dois avoir la tête qui fourmille de nouvelles idées, peux-tu nous en dire plus sur tes futures créations ou est-ce top secret ?

Allez je peux commencer à vous dévoiler une petite exclu qui se prépare depuis quelques mois : je lance une collab' avec Poulette Magique ! Une collection capsule qui réuni nos deux univers.
Les créations seront uniquement disponibles sur ma boutique en ligne et sur mon stand lors de salons et bien sûr elles seront en édition limitée.
On vous dévoile ça très bientôt !

Pochette et noeud papillon Cagecréations

Quels conseils donnerais-tu à une créatrice qui veut se lancer ?

Je crois que l’essentiel c’est d’avoir une idée, un concept qui rendent tes créations originales.
Si tu crois en toi, d’autres y croiront aussi !
Ensuite, il faut accepter de sacrifier énormément de temps et de soi, mais quel BONHEUR !

Cagecréations disponible chez Maison Hate à Montpellier

Où peut-on trouver tes créations ?

Sur mon site www.cage-creations.com mais aussi dans ces boutiques :

Et bientôt sur Paris ... on croise les doigts !

Vous pouvez aussi me contacter par mail, je fais quelques personnalisations et des commandes spéciales.


Tu pourras retrouver Camille sur les événements suivants : 




Merci Camille d'avoir pris le temps de me recevoir, de répondre à mes questions et d'avoir étanché ma soif de Coca ! Longue vie à Cagecréations !


Tu peux retrouver Camille sur son site, découvrir ses nouveautés ainsi que les salons et événements auxquels elle participe en suivant sa page Facebook mais aussi sur Instagram.


Les photos appartiennent à Cagecréations, Le Carnet des Collectionneuses et What my hands made, merci de ne pas les utiliser sans  autorisation.
Rendez-vous sur Hellocoton !

23 mars 2015

Interview créatrice - Les Curiosités de Fred

Parce que je suis curieuse et que j'adore en savoir un peu plus sur les créatrices que j'affectionne ; je te propose une nouvelle catégorie : Interview créatrice !

Aujourd'hui je te présente Frédérique Petit, les mains qui se cachent derrière Les Curiosités de Fred !


Frédérique collectionne les boîtes de sardine et est passionnée par la mer. Elle recréée cette faune sous-marine avec de splendides tissus : sardines, crabes, hippocampes, maquereaux, ... mais pas que !
Je suis une grande fan de ses créations et je n'ai qu'une hâte : pouvoir m'offrir l'un de ses retours de pêche !
Frédérique est aussi une bavarde (et son parcours fascinant !), alors j'espère que tu as un peu de temps devant toi ^o^ 

http://lescuriositesdefred.bigcartel.com/

Fred si tu devais te définir en 5 mots quels seraient-ils ?


Créations / Arts / Rires / Joie / Voyages / Partage (bon ok il y en a 6).

Poissons et Homards - Les Curiosités de Fred

Quel métier rêvais-tu de faire quand tu étais enfant ?


Petite, je m'inventais des métiers multiples, tous liés au domaine artistique. Je lisais et écrivais beaucoup, j'ai fait beaucoup de danse et au grand dam de ma mère j'avais toujours une paire de ciseaux dans la main dans ma chambre ! Je passais mon temps à découper, bricoler, assembler, peindre.
Élève fantasque, imaginative, active à l'oral et bout en train (ça m'a suivi toute ma scolarité), j'étais plutôt littéraire et douée pour les arts plastiques.

Ma mère en 1978 a ouvert sa boutique de p-a-p ; c'est ma grand-mère (accessoirement ancienne couturière chez Lanvin) qui faisait les retouches. Du coup, dès 8 ans, je donnais une seconde vie  aux chutes de tissus en créant des marionnettes et en habillant mes poupées.
La sœur de ma mère était une pro du tricot ; je me revois dans la cour de l'école à sortir mon tricot devant les yeux ébahis de la maîtresse et me faire prier de ranger mes aiguilles parce que c'était trop dangereux !

Ma grande tante travaillait au Bon Marché, elle a terminé sa carrière comme responsable et acheteuse au rayon cadeau. J'avais 10 -12 ans ; très souvent les mercredis et samedis j'allais traîner au rayon 3 Hiboux et je m'amusais à ranger son rayon.
Du coup, la chance que j'ai eu c'est que très tôt j'ai pu aller avec elle voir ses fournisseurs et aussi découvrir les salons comme Maison et Objets, ...

Crabes Les Curiosités de Fred


Quel est ton parcours et comment es-tu arrivée à la création textile ?


J'ai commencé mes études par la Sorbonne en lettres modernes mais je ne me voyais pas rester longtemps sur les bancs de la fac sans un vrai métier. J'ai donc bifurqué pour une formation de décorateur merchandiseur, puis je suis rentrée aux Galeries Lafayette Haussmann au service décoration intérieure.
C'était le bon temps, on a monté des tas d'expos géniales et mes meilleurs souvenirs sont celles des festivals de la mode : Jean-paul Gaultier, David Lachapelle, Bob Wilson, Jerome Savary, ...
J'y suis restée presque 7 ans. Le soir, j'ai longtemps travaillé pour le décorateur Thomas Boog, à l'époque sa boutique était passage Jouffroy, à côté du musée Grévin. Je quittais les Galeries et travaillais les patines, les faux stucs, les meubles en coquillage et la feuille d'or. Ses projets et commandes de vitrines étaient (et sont toujours) fantastiques.
De ce fait, j'ai mis un pied dans le luxe à l'époque sans le savoir : stand Madame Figaro pour la 100ème session du salon Bijhorca, vitrines de Noël Cartier (on avait passé la nuit sur des bougeoirs et candélabres en stuc pour refaire le thème la Belle et la Bête), boutique Escada, intérieurs de livres présentoirs écrin pour Hermès et j'en passe.
Que de nuits blanches ! Certes aux Galeries les lendemains je n'étais pas très fraîche, mais j'étais heureuse d'apprendre et de voir prendre forme les idées, la matière.

J'ai longtemps fait aussi les weekends des expos de mosaïques, des vitrines, monter des expo et donner de mon temps sur un court métrage.
Forcément quand l'amour est chaotique, on se noie dans le travail. Quand je repense à mon parcours je me dis waouh !
J'ai pris une année sabbatique aux Galeries Lafayette pour partir en Nouvelle Calédonie.
Finalement je ne suis pas partie et suis rentrée chez Aigle. J'étais visuel merch, j'ai participé aux ouvertures des succursales en France et à l'étranger. J'y suis restée un an.
J'avais 30 ans et c'était épuisant de n'être jamais chez moi et de ne plus pouvoir créer à côté.
Du coup j'ai démissionné 2 fois la même année, je ne voulais plus retourner aux Galeries (par fierté peut-être).
J'ai rebondi deux mois comme assistante déco sur la création de la boutique Voyage avenue Montaigne. C'était un beau projet de dingues.
Et puis en 2001 je suis rentrée chez Armani, j'ai commencé 2 ans chez Emporio comme visuel merch et j'ai terminé chez Giorgio (à l'époque Place Vendôme ) et Collezioni avenue Georges 5. J'allais souvent à Milan, pour les shows-room et faire les vitrines.
Puis j'ai rencontré l'Amour avec un grand A, celui qui nous dit intérieurement : suivre ta voie professionnelle ou fonder ta famille. Je n'ai pas hésité.
Bref, la parisienne que j'étais s'est retrouvée à quitter un super job en attendant un bébé pour une vie de province. Gros choc à l'ANPE lorsqu'ils ont vu mon book et mon cv : ils m'ont conseillé de créer mon emploi ...
Retour de pêche - Frédérique Petit

J'ai tenté l'IUFM, mais j'ai raté à cause des maths. Mon fils est arrivé dans la foulée.
Le textile je l'ai réellement touché quand j'attendais ma fille en 2005. J'en ai usé des machines depuis ! Je lui faisais des turbulettes, des plaids, des étoiles et même des doudous en vison.
J'ai rencontré deux artistes locales, on a décidé un après-midi de créer Les Copirates.
En trois mois de temps nous avons crée une petite collection enfants dans de belles matières teintées (des lins, des chanvres, ...), nous avions plein de projets.

Et puis un jour mon mari a eu une proposition pour la Libye : Tripoli.
Les enfants étaient petits, mon chômage allait se terminer, nous sommes partis.
Pendant 6 mois ce qui me tenait c'est que j'écrivais des chroniques ; à distance je continuais de travailler pour Les Copirates.
J'ai pu, grâce à mon année d'IUFM, faire des remplacements à l'école de l'alliance française. Au bout de 6 mois, je me suis retrouvée à donner des cours de danse 5 fois par semaine aux petits enfants d'expat, mais aussi aux libyens.
Je donnais aussi des cours de merch en anglais à une équipe d'hommes dans une boutique de p-a-p de luxe et je suis entrée en contact avec une sœur Philippine qui aidait les migrantes subsahariennes à se réinsérer, je leur faisais faire des broderies.
Et puis il y a eu la guerre, nous sommes rentrés précipitamment.
Je garde de ces presque deux années passées là-bas une intensité de découvertes et de partages incroyables.

L'arrivée en France fut dure, j'ai retrouvé Les Copirates, on a développé nos projets pendant deux ans encore et en juin 2012, j'ai stoppé. Cette année à été très dure pour moi, et je devais rebondir.

De surcroit nous avons retrouvé notre maison, mon atelier et je me suis dis "fonce ma fille".

Atelier Frédérique Petit

Comment est née ta marque "Les Curiosités de Fred" ?


Les curiosités de Fred s'imposaient à moi parce que je suis curieuse de tout et puis mon nom Frédérique Petit était déjà pris. Ce qui est drôle c'est que l'autre Frédérique Petit est aussi créatrice textile.

Pourquoi les poissons ? Je ne sais pas. Je collectionne les boites de sardines depuis plus de 20 ans et mon fils est né un 1er avril ... pour conjurer le sort.
Parce que je n'ai jamais vu de poissons en textile auparavant.
Parce qu'il faut se démarquer.
Parce que je n'aime pas copier.
Parce que trouver son identité, c'est important.
La mer me fascine, j'ai fait pas mal de plongées sous-marine et cela me manque, j'aime ce monde sensible.

Collection poissons bleus - Les Curiosités de Fred

Où trouves-tu ton inspiration ?


L'inspiration est partout, dans la nature, le monde, ...
Je travaille en écoutant Inter, France Culture ou en regardant TedX ; parfois une phrase m'attrape, je la note sur un patron, un bout de papier.

Crabe géant - Fred Petit


J'imagine que tu dois avoir la tête qui fourmille de nouvelles idées, peux-tu nous en dire plus sur tes futures créations ou est-ce top secret ?


Oui j'ai des milliards d'idées à la minute, mais c'est dur de tout mener de main de maître.
Mes désirs : faire de jolies vitrines animées avec mes poissons, décorer des hôtels de bords de mer...
Les enfants sont encore petits et c'est dur de tout mener de front. Travailleuse acharnée, je me dis que tout se construit jour après jour.
Mes projets : toucher la côte atlantique l'année prochaine ...

Porte-clés poissons - Fred Petit

Quels conseils donnerais-tu à une créatrice qui veut se lancer ?


Croire en soi, travailler, être à l'écoute des tendances, de l'actualité, ... 
S'inspirer et surtout ne pas copier, cela dessert toujours.
Un produit nait, vit et meurt. Il faut toujours se réinventer.

Pouf Crabe - Les Curiosités de Fred

Où peut-on trouver tes créations ?


On trouve mes créations sur ma boutique Bigcartel, mais aussi dans les galeries-boutiques suivantes :

On peut me contacter par mail, je fais des propositions de couleurs et matières sur mesure.



Tu pourras aussi retrouver Fred sur les événements suivants :


Fred Petit - Collection Printemps Eté 2015

Merci beaucoup Fred d'avoir pris le temps de me répondre et de m'avoir raconter ton si riche parcours ! Et avec toutes ces photos, maintenant je n'ai qu'une envie c'est que l'été arrive et VITE !!!  


Tu peux retrouver Fred sur son blog et suivre ses curiosités sur sa page Facebook et son Instagram.

Les photos sont la propriété exclusive de Frédérique Petit, merci de ne pas les utiliser sans son autorisation.

Rendez-vous sur Hellocoton !