29 mars 2018

Interview créatrice - Georgia Création x Ob'Art

Tu commences à me connaître, quand on m'offre l'opportunité d'aller à la rencontre de créateurs talentueux, je fonce sans réfléchir une seconde ! 
C'est ce que j'aime par-dessus tout avec ce blog : il m'offre des opportunités de rencontrer des personnes que je n'aurai pas l'occasion de croiser en d'autres circonstances.


C'est donc avec un immense plaisir que j'ai renouvelé mon partenariat avec le salon Ob'Art et Ateliers d'Art de France.



Le salon Ob'Art Montpellier se déroulera du 6 au 8 avril au Corum, cette cinquième édition aura lieu aux mêmes dates que les Journées Européennes des Métiers d'Art.
Tu pourras y découvrir plus de 100 artisans qui présenteront leurs créations et leur métier ; l'occasion de découvrir toute la diversité de l'artisanat d'art et de participer à des ateliers au cours desquels des artisans dévoileront les rouages de leurs métiers.

Entrées gratuites disponible sur la billeterie en entrant le code promo OBARTWMH.


L'an dernier, je te présentais la céramiste Magalie Manchette, cette fois c'est dans l'univers de la bijouterie que je t'emmène avec Georgia Création, mon coup de coeur de cette année.
Avant de commencer et si tu veux te mettre dans la même ambiance que nous lorsque nous avons réalisé cette interview, je te propose de lancer cette playlist folk aux petits oignons (une des playlists qu'écoute Georgia lorsqu'elle travaille).

Georgia se définit comme une "artiste bijoutière" et m'a accueilli avec un bon thé et des cookies maison dans son atelier qui se situe dans un espace de coworking créatif que certain(e)s doivent sans doute connaître : l'AteLiées. Un magnifique espace partagé d'ateliers proposant également une boutique ouverte au public où l'on peut découvrir et acheter les créations de ces artisans-créateurs.


Georgia si tu devais te définir en 5 mots, quels seraient-ils ?


Sauvage, créative, rebelle, joyeuse et surtout rêveuse !

Quel métier rêvais-tu de faire quand tu étais enfant ?


Ce qui était prédominant dans ma vie c’était d'être artiste, pas comme un rêve mais plutôt comme une évidence.
Je ne me suis jamais vue faire autre chose que ça, comme en plus je viens d’un milieu artistique c'était donc la normalité. Je rêvais aussi d'être chanteuse, j'ai écrit quelques compositions à la guitare.



- Tu peux m'en dire plus sur ta famille d'artiste ?


Mon père est chanteur-auteur-compositeur et ma mère était une danseuse new-yorkaise de néo-contemporain dans la compagnie Balanchine. Elle est devenue plus tard peintre sur soie.
Ma soeur, mon frère ainsi que la plupart des membres de ma famille exercent un métier artistique. Toute cette fusion artistique m'a rendu sensible et m'a donné une perception de la vie riche et différente.


On m'a éduqué à être responsable de mes actes très jeune ; je pouvais peindre sur les murs, j'ai même peint mon chat ! J'étais libre d'exprimer ma créativité.

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivée à la joaillerie ?


Depuis toute petite, j'ai toujours été fourrée dans l'atelier de ma mère ou le studio de musique de mon père. C'était mon quotidien. Ma mère nous installait une grande table et nous faisions du dessin, de la peinture, du collage, du papier mâché, ... et surtout, j'enfilais des perles !

Une de mes cousines américaines me ramenait souvent des pinces, des pierres ou des perles. C'est comme ça que j'ai pu commencer à créer mes premiers bijoux fantaisies. Je les vendais dans la boutique de ma mère à St Quentin la Poterie. J'avais des clients qui revenaient chaque année m'acheter mes créations, et ça me rendait heureuse.


Après le bac, j'ai démarché plusieurs fois des bijoutiers et des écoles de bijouterie. Tous m'ont fermé la porte au nez. J'étais soit trop âgée (à 21ans ?) soit les frais de scolarité étaient bien trop élevés pour moi. Alors je me suis perdue pendant des années à suivre des études qui m'ennuyaient à mourrir, à essayer de rentrer dans le moule et ne rien faire de mes dix doigts. 

En 2011, après le décès de ma mère, je suis partie me former en Inde. J'en avais entendu parler par une connaissance et j'avais besoin d'aventure. En presque 2 mois, j'ai appris les bases du métier de bijoutier-joaillier, en travaillant par terre, à l'arrache ! C'est aussi en Inde que j'ai rencontré mon mari tibétain, dans ce village qui borde l'Himalaya et qui est la résidence du Dalaï Lama.


Je suis tout de même autodidacte et l'univers du bijou est tellement vaste que j'apprends tous les jours. 

Aujourd'hui je travaille à L'AteLiées avec 10 autres créateurs/rices où nous vendons nos propres créations, fabriquées sur place, dans nos ateliers respectifs.


Comment est née ta marque ?


Ma marque est née quand j'ai assumé de me dire que je voulais faire de la bijouterie, malgré les galères parce qu'il n'y a que la création qui m'intéresse. Ca a donc été naturel pour moi de créer ma marque, une collection et de me faire connaître. Là je suis au tout début et j'ai bien l'intention de me perfectionner au maximum et de me faire connaître en France et à l'international. Dream big !


Je voulais un nom original et qui se retienne facilement, finalement mon prénom me convenait. Ma marque, c'est un peu moi !


Pour le logo, je me suis enfermée chez moi pendant 2 semaines à chercher l'inspiration partout et j'ai fini par faire cette aquarelle dont je suis très fière. Ca me ressemble beaucoup. C'est léger, poétique, et en même temps fort. J'ai vraiment travaillé pour que l'intérieur créé le contour, je ne voulais pas que des lignes ferment le dessin. C'est quelque chose dans le travail de ma mère qui m'a beaucoup influencé "c'est l'ombre qui crée la lumière".

Où trouves-tu ton inspiration ?


Partout ! J'aime la nature ça c'est sûr, ça se voit dans mes créations, c'est ce qui me ressource, me rend heureuse.
Quand j'ai créé ma première bague arbre c'était très inconscient j'avais juste envie de porter un arbre. C'était ma perception de la nature et au final cette collection plaît beaucoup.


Comme j'ai appris en Inde ça m'a beaucoup inspiré au début, ça se voit d'ailleurs. J'essaie de m'en détacher un petit peu ou en tout cas d'élever le côté ethnique pour que ce soit plus moderne et comme je suis un peu rebelle, j'ai une hantise absolue d'être cataloguée dans un groupe, ... ça m'angoisse. Je n'ai donc pas envie d'être mise dans la case "ethnique" (ou autre) et j'essaie de faire des choses que j'aurai envie de porter.


Je m'inspire peut-être un peu d'architecture, d'autres cultures, de la nature, des couleurs aussi (et ces milliers de nuances).

- Est-ce que tu es un peu dans la lithothérapie, par rapport à ton travail des pierres ? 


Non. Je suis attirée par les pierres parce que j'aime la couleur ou parce qu'elles ont une brillance particulière, une lumière ou une vibration qui m'attire et qu'on ne peut pas expliquer.
La lithothérapie je n'y suis pas particulièrement attachée, ce n'est pas quelque chose qui me guide dans mes créations. C'est plus un travail intuitif, je vais associer une pierre à un bijoux en suivant mon intuition et mon inspiration.
Je me fournis uniquement chez des artisans qui taillent les pierres eux-mêmes, je fais très attention à ça et je choisis mes pierres une à une.

Tourmaline brute

- Est-ce que tu dessines tes pièces au préalable ou te laisses-tu guider en créant ?


C'est très aléatoire. Quand j'ai besoin de me concentrer et de me discipliner, je vais les dessiner avant. Mais en général je me laisse guider ; j'aime travailler la matière et me laisser guider par elle.


Quels sont les créateurs/artistes que tu admires, qui t'inspirent ?


Ananda Khalsa, une créatrice de bijoux qui m’a beaucoup inspiré, j'ai eu un coup de coeur pour ses créations quand j'étais ado. C'est elle qui m'a donné envie de faire de la bijouterie professionnellement.

Peter Knapp un artiste qui m’a beaucoup marqué quand j'étais aux beaux arts. Sa découverte a provoqué un déclic libérateur : ça a changé toute ma perception de l'art ! Son travail sur l'illusion et la perception de la réalité m'a ouvert tout un champ de possibles.

Alejandro Jodorowski, son travail m'a influencé toute ma vie.

Et puis surtout mon père et sa musique !


J'imagine que tu dois avoir la tête qui fourmille de nouvelles idées, peux-tu nous en dire plus sur tes futures créations ?


Comme je le disais plus tôt, j'aimerai élever ce côté ethnique et faire des créations plus contemporaines, plus épurées.
Ce qui me plaît c'est de travailler avec les contrastes, j'aime rechercher l'équilibre entre des choses qui sont en pleine dualité. Je pense que ma prochaine collection tendra vers ça.


Mon rêve serait de faire du bijoux d'art. Etre vraiment dans l'expérimentation des choses et moins dans le côté commercialisable, créer des pièces plus sculpturales.

Quels conseils donnerais-tu à une créatrice qui veut se lancer ?


Vas y fonce ! 


Où peut-on trouver tes créations ?


Tu peux aussi la suivre sur sa page Facebook et sur son compte Instagram.


Merci infiniment Georgia pour ton accueil chaleureux et tout ce que tu as partagé avec moi pendant ces quelques heures passées ensemble, j'ai adoré ce moment et nos échanges !


INVITATIONS POUR LE SALON OB'ART MONTPELLIER :


Si tu souhaites aller rencontrer tous ces artisans-créateurs passionnants durant le salon Ob'Art Montpellier, j'ai des invitations pour toi !

Il te suffit de télécharger ton entrée gratuite grâce au code promo OBARTWMH sur la billeterie.

INFOS PRATIQUES :


Salon des Métiers d’Art Ob’Art Montpellier – du 6 au 8 avril 2018 au Corum

Horaires :

  • Vendredi 06/04 : 10h – 21h (nocturne)
  • Samedi 07/04 et Dimanche 08/04 : 10h – 19h


Tarifs :
  • Entrée gratuite le vendredi
  • 6.50€ le samedi/dimanche
  • Entrée gratuite tous les jours pour les -18ans

Plus d'informations sur le site d'Ob'Art et sur la page Facebook de l'événement.
Pour suivre les actualités des salons Ob'Art, rendez-vous sur la page Facebook des Ateliers d'Art de France.

Article en collaboration avec Ateliers d'Art de France pour le Salon Ob'Art 2018.
Les photos sont la propriété exclusive de What My Hands Made et Ateliers d'Art de France, merci de ne pas les utiliser sans autorisation.



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