2 novembre 2018

Une banquette moelleuse surcyclée

Sous une salve d'applaudissements, me voici de retour ! 

Après ... 6 mois ... ouai, ouai, ouai, ... un peu beaucoup de boulot, le modjo créatif en berne, tout ça, tout ça. 
Bref je vais pas épiloguer, I'm back dans les bacs !



Le DIY du retour ! 


Et pour revenir comme il se doit, je reviens avec un DIY upcycling ! Un tuto à 0€ ! De la récup, de la récup, de la récup !
J'espère que ça te plaira.

J'avais ce projet en tête depuis ... pfffiou au moins tout ça (comme d'hab' quoi, une histoire de décision, de choix de tissus, ...) et je suis bien contente de l'avoir terminé et de pouvoir te le partager parce que, comme tout upcycling qui se respecte : il ne m'a rien coûté, a permis de recycler pas mal de chose et ça j'aime bien (en plus ça fait de la place) ! Bon et puis maintenant j'ai une assise bien moelleuse pour ma banquette de salle-à-manger (coin-à-manger serait plus approprié) #happyass.

Contexte : banquette en angle (elle même surcyclée : j'avais fait l'assise à partir de palettes il y a quelques années) encadrant une table, recherche jolis matessins (moitié matelas-moitié coussin-moitié panthères des neiges, les cousins éloignés d'Ammoniacal* m'ont-ils dit) pour remplacer vieux coussins posés là provisoirement, il y a bien trop longtemps.


Pour réaliser des matessins** à 0 balle, il te faut :


  • 2 vieilles couettes rangées au grenier (on les lave avant hein)
  • 2 vieux draps usés jusqu'à la corde
  • 2 pans de rideaux
  • Une machine à coudre (mais si t'as la foi, à la main c'est faisable), un mètre, une craie ou un stylo spécial textile, du fil à broder et une aiguille



T'es prêt Roger ?!
Let's go !

Step 1 : découpe des couettes et assemblage


On découpe les couettes à la taille que l'on désire pour les futurs matessins (les miens font 40x90cm et 40x60cm). Pour un matessin on va utiliser au moins 2 épaisseurs de couette.

On empile les épaisseurs de couette, on les assemble avec des épingles puis on fait une couture (à la main ou à la machine) afin de les maintenir solidairement et que ça ne bouge pas à l'usage.
Pour la couture, j'ai simplement fait un grand zigzag sur la longueur (un grand W quoi).

(Pardon les photos pourries, l'éclairage nocturne-merci le passage à l'heure d'hiver, le cadrage à l'arrachée, tout ça tout ça)


Step 2 : housses de propreté


Avec les vieux draps on va maintenant créer des housses de "propreté" ; pas obligatoires, mais j'ai préféré ajouter cette petite couche supplémentaire pour le maintien des couettes, le toucher fessier (bah quoi, c'est mieux si on ne sent pas les vieilles coutures des couettes, non ? #happyass) et le côté finition (qu'on ne voit pas, mais c'est pour ma conscience personnelle #controlfreak).

On découpe donc dans les vieux draps usés de quoi faire une housse pour chaque matessin (on pense à laisser des marges de couture), on épingle et on coud (laisse une ouverture, déconne pas). 


On insère ensuite les épaisseurs de couette (et là t'es content(e) de les avoir surpiquées avant) puis on ferme l'ouverture.



Step 3 : housses finales


Avec les rideaux (ici des rideaux neufs que l'on m'a donné et dont je n'avais pas l'utilité) on va faire nos dernières housses.
On reprend les mêmes étapes que précédemment (on n'oublie toujours pas les marges de couture et l'ouverture), on insère le garnissage qu'on a préparé à l'étape 2 et on referme avec un point discret.


J'avoue tout : j'ai eu la flemme de faire des coutures invisibles.

Step 4 : matelassage


Dernière étape pour finaliser les matessins : le matelassage, pour leur donner un peu de relief et accentuer le côté moelleux.
J'ai voulu un rendu style futon et c'est simplissime (si si je te jure), il faut juste s'armer d'un peu de patience (surtout quand tu en as quatre à faire ...).

On va d'abord marquer tous les points de matelassage (avec une craie ou un stylo spécial textile) tous les 10cm environ afin de constituer un quadrillage.
Conseil : marquer les points sur le côté endroit (c'est moins galère).


On va maintenant utiliser le fil à broder : pas besoin de faire de noeud à son fil, on pique sur notre marque (côté endroit), on laisse déborder du fil sur le coté endroit et on pique sur l'envers pour ressortir son fil sur l'endroit.


On vient ensuite faire un noeud en serrant bien fort et un deuxième noeud pour que ça ne bouge plus.


Pour finir, on coupe le fil à environ 5mm du noeud et on répète l'opération sur toutes les marques.


That's all, folks !




Astuce zéro déchet de ma chère Adroite à gauche : utiliser les chutes de couture pour faire le garnissage de nouveaux coussins.
Avec les chutes de couette et de tissus de ce DIY (plus les restes de rideaux, notamment le noir qui avait un bel insert en pied de poule) je pense réaliser des coussins pour mes chaises et du coup réutiliser le reste de tissus pour les housses et les chutes pour le garnissage.
Merci Marie pour cette bonne idée !


Je profite de cet article pour t'informer qu'on s'active en coulisse avec la TeamBlogMtp pour préparer le salon Créativa Montpellier. Ouiiiiiii, on a hâte de vous y retrouver cette année encore ! On a commencé à réfléchir au stand, à travailler sur nos démos, ... A suivre !
Je dis ça, je dis rien mais l'ouverture de la billetterie est prévue dans quelques jours ...


*Si t'as pas la ref tu rates quelque chose
**
moitié matelas-moitié coussin-moitié panthères des neiges (j'invente des mots si je veux)

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11 avril 2018

Dans les allées d'Ob'Art


Après t'avoir présenté Georgia, je suis bien évidemment allée à la rencontre des artisans présents au salon Ob'Art de Montpellier qui s'est déroulé ce weekend. Et ... bien entendu, j'ai eu quelques coup de coeur !

Je vais donc te faire un debrief des quelques artisans (parmi la centaine présente) pour qui j'ai craqué ce weekend.




Petula Pop, Carole Akdogan et Loupmama étaient présentes cette année encore et avec de très belles nouveautés, comme ces jolis nids en céramique de Loupmama.



J'ai adoré rencontrer la créatrice de En compagnie des perdrix dont Maguelonne a fait une très belle interview. Ces robes sont si légères.




J'ai beaucoup aimé le mobilier de Cousu d'Acier (artisan d'art montpelliérain),


le bestiaire de Lucie Delmas,


le travail peu commun de la céramique par Sylvie Pons, végétal et minéral à la fois,


et les créations d'Aline Campana, le travail des sculptures en fil d'acier me fascine.




Mon émerveillement sur le salon cette année je le dois à Valérie Tanfin, artisan d'art plumassière.



Ce métier m'a longtemps fasciné et avoir l'occasion de discuter avec Valérie et d'apprendre de si nombreuses informations sur son métier était juste génial.


Son travail est magnifique et ses fleurs sont folles !



De superbes découvertes cette année encore au salon Ob'Art !

Merci beaucoup aux Ateliers d'Art de France qui me donnent l'opportunité d'aller à leur rencontre et qui nous permettent à tous d'aller découvrir et échanger avec tous ces artisans d'art passionnés et passionnants.


Tu es allée au salon Ob'Art ? Quel(s) artisan(s) as-tu aimé rencontrer ? 


Article en collaboration avec Ateliers d'Art de France pour le Salon Ob'Art 2018.
Les photos sont la propriété exclusive de What My Hands Made et Ateliers d'Art de France, merci de ne pas les utiliser sans autorisation.

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29 mars 2018

Interview créatrice - Georgia Création x Ob'Art

Tu commences à me connaître, quand on m'offre l'opportunité d'aller à la rencontre de créateurs talentueux, je fonce sans réfléchir une seconde ! 
C'est ce que j'aime par-dessus tout avec ce blog : il m'offre des opportunités de rencontrer des personnes que je n'aurai pas l'occasion de croiser en d'autres circonstances.


C'est donc avec un immense plaisir que j'ai renouvelé mon partenariat avec le salon Ob'Art et Ateliers d'Art de France.



Le salon Ob'Art Montpellier se déroulera du 6 au 8 avril au Corum, cette cinquième édition aura lieu aux mêmes dates que les Journées Européennes des Métiers d'Art.
Tu pourras y découvrir plus de 100 artisans qui présenteront leurs créations et leur métier ; l'occasion de découvrir toute la diversité de l'artisanat d'art et de participer à des ateliers au cours desquels des artisans dévoileront les rouages de leurs métiers.

Entrées gratuites disponible sur la billeterie en entrant le code promo OBARTWMH.


L'an dernier, je te présentais la céramiste Magalie Manchette, cette fois c'est dans l'univers de la bijouterie que je t'emmène avec Georgia Création, mon coup de coeur de cette année.
Avant de commencer et si tu veux te mettre dans la même ambiance que nous lorsque nous avons réalisé cette interview, je te propose de lancer cette playlist folk aux petits oignons (une des playlists qu'écoute Georgia lorsqu'elle travaille).

Georgia se définit comme une "artiste bijoutière" et m'a accueilli avec un bon thé et des cookies maison dans son atelier qui se situe dans un espace de coworking créatif que certain(e)s doivent sans doute connaître : l'AteLiées. Un magnifique espace partagé d'ateliers proposant également une boutique ouverte au public où l'on peut découvrir et acheter les créations de ces artisans-créateurs.


Georgia si tu devais te définir en 5 mots, quels seraient-ils ?


Sauvage, créative, rebelle, joyeuse et surtout rêveuse !

Quel métier rêvais-tu de faire quand tu étais enfant ?


Ce qui était prédominant dans ma vie c’était d'être artiste, pas comme un rêve mais plutôt comme une évidence.
Je ne me suis jamais vue faire autre chose que ça, comme en plus je viens d’un milieu artistique c'était donc la normalité. Je rêvais aussi d'être chanteuse, j'ai écrit quelques compositions à la guitare.



- Tu peux m'en dire plus sur ta famille d'artiste ?


Mon père est chanteur-auteur-compositeur et ma mère était une danseuse new-yorkaise de néo-contemporain dans la compagnie Balanchine. Elle est devenue plus tard peintre sur soie.
Ma soeur, mon frère ainsi que la plupart des membres de ma famille exercent un métier artistique. Toute cette fusion artistique m'a rendu sensible et m'a donné une perception de la vie riche et différente.


On m'a éduqué à être responsable de mes actes très jeune ; je pouvais peindre sur les murs, j'ai même peint mon chat ! J'étais libre d'exprimer ma créativité.

Quel est ton parcours et comment es-tu arrivée à la joaillerie ?


Depuis toute petite, j'ai toujours été fourrée dans l'atelier de ma mère ou le studio de musique de mon père. C'était mon quotidien. Ma mère nous installait une grande table et nous faisions du dessin, de la peinture, du collage, du papier mâché, ... et surtout, j'enfilais des perles !

Une de mes cousines américaines me ramenait souvent des pinces, des pierres ou des perles. C'est comme ça que j'ai pu commencer à créer mes premiers bijoux fantaisies. Je les vendais dans la boutique de ma mère à St Quentin la Poterie. J'avais des clients qui revenaient chaque année m'acheter mes créations, et ça me rendait heureuse.


Après le bac, j'ai démarché plusieurs fois des bijoutiers et des écoles de bijouterie. Tous m'ont fermé la porte au nez. J'étais soit trop âgée (à 21ans ?) soit les frais de scolarité étaient bien trop élevés pour moi. Alors je me suis perdue pendant des années à suivre des études qui m'ennuyaient à mourrir, à essayer de rentrer dans le moule et ne rien faire de mes dix doigts. 

En 2011, après le décès de ma mère, je suis partie me former en Inde. J'en avais entendu parler par une connaissance et j'avais besoin d'aventure. En presque 2 mois, j'ai appris les bases du métier de bijoutier-joaillier, en travaillant par terre, à l'arrache ! C'est aussi en Inde que j'ai rencontré mon mari tibétain, dans ce village qui borde l'Himalaya et qui est la résidence du Dalaï Lama.


Je suis tout de même autodidacte et l'univers du bijou est tellement vaste que j'apprends tous les jours. 

Aujourd'hui je travaille à L'AteLiées avec 10 autres créateurs/rices où nous vendons nos propres créations, fabriquées sur place, dans nos ateliers respectifs.


Comment est née ta marque ?


Ma marque est née quand j'ai assumé de me dire que je voulais faire de la bijouterie, malgré les galères parce qu'il n'y a que la création qui m'intéresse. Ca a donc été naturel pour moi de créer ma marque, une collection et de me faire connaître. Là je suis au tout début et j'ai bien l'intention de me perfectionner au maximum et de me faire connaître en France et à l'international. Dream big !


Je voulais un nom original et qui se retienne facilement, finalement mon prénom me convenait. Ma marque, c'est un peu moi !


Pour le logo, je me suis enfermée chez moi pendant 2 semaines à chercher l'inspiration partout et j'ai fini par faire cette aquarelle dont je suis très fière. Ca me ressemble beaucoup. C'est léger, poétique, et en même temps fort. J'ai vraiment travaillé pour que l'intérieur créé le contour, je ne voulais pas que des lignes ferment le dessin. C'est quelque chose dans le travail de ma mère qui m'a beaucoup influencé "c'est l'ombre qui crée la lumière".

Où trouves-tu ton inspiration ?


Partout ! J'aime la nature ça c'est sûr, ça se voit dans mes créations, c'est ce qui me ressource, me rend heureuse.
Quand j'ai créé ma première bague arbre c'était très inconscient j'avais juste envie de porter un arbre. C'était ma perception de la nature et au final cette collection plaît beaucoup.


Comme j'ai appris en Inde ça m'a beaucoup inspiré au début, ça se voit d'ailleurs. J'essaie de m'en détacher un petit peu ou en tout cas d'élever le côté ethnique pour que ce soit plus moderne et comme je suis un peu rebelle, j'ai une hantise absolue d'être cataloguée dans un groupe, ... ça m'angoisse. Je n'ai donc pas envie d'être mise dans la case "ethnique" (ou autre) et j'essaie de faire des choses que j'aurai envie de porter.


Je m'inspire peut-être un peu d'architecture, d'autres cultures, de la nature, des couleurs aussi (et ces milliers de nuances).

- Est-ce que tu es un peu dans la lithothérapie, par rapport à ton travail des pierres ? 


Non. Je suis attirée par les pierres parce que j'aime la couleur ou parce qu'elles ont une brillance particulière, une lumière ou une vibration qui m'attire et qu'on ne peut pas expliquer.
La lithothérapie je n'y suis pas particulièrement attachée, ce n'est pas quelque chose qui me guide dans mes créations. C'est plus un travail intuitif, je vais associer une pierre à un bijoux en suivant mon intuition et mon inspiration.
Je me fournis uniquement chez des artisans qui taillent les pierres eux-mêmes, je fais très attention à ça et je choisis mes pierres une à une.

Tourmaline brute

- Est-ce que tu dessines tes pièces au préalable ou te laisses-tu guider en créant ?


C'est très aléatoire. Quand j'ai besoin de me concentrer et de me discipliner, je vais les dessiner avant. Mais en général je me laisse guider ; j'aime travailler la matière et me laisser guider par elle.


Quels sont les créateurs/artistes que tu admires, qui t'inspirent ?


Ananda Khalsa, une créatrice de bijoux qui m’a beaucoup inspiré, j'ai eu un coup de coeur pour ses créations quand j'étais ado. C'est elle qui m'a donné envie de faire de la bijouterie professionnellement.

Peter Knapp un artiste qui m’a beaucoup marqué quand j'étais aux beaux arts. Sa découverte a provoqué un déclic libérateur : ça a changé toute ma perception de l'art ! Son travail sur l'illusion et la perception de la réalité m'a ouvert tout un champ de possibles.

Alejandro Jodorowski, son travail m'a influencé toute ma vie.

Et puis surtout mon père et sa musique !


J'imagine que tu dois avoir la tête qui fourmille de nouvelles idées, peux-tu nous en dire plus sur tes futures créations ?


Comme je le disais plus tôt, j'aimerai élever ce côté ethnique et faire des créations plus contemporaines, plus épurées.
Ce qui me plaît c'est de travailler avec les contrastes, j'aime rechercher l'équilibre entre des choses qui sont en pleine dualité. Je pense que ma prochaine collection tendra vers ça.


Mon rêve serait de faire du bijoux d'art. Etre vraiment dans l'expérimentation des choses et moins dans le côté commercialisable, créer des pièces plus sculpturales.

Quels conseils donnerais-tu à une créatrice qui veut se lancer ?


Vas y fonce ! 


Où peut-on trouver tes créations ?


Tu peux aussi la suivre sur sa page Facebook et sur son compte Instagram.


Merci infiniment Georgia pour ton accueil chaleureux et tout ce que tu as partagé avec moi pendant ces quelques heures passées ensemble, j'ai adoré ce moment et nos échanges !


INVITATIONS POUR LE SALON OB'ART MONTPELLIER :


Si tu souhaites aller rencontrer tous ces artisans-créateurs passionnants durant le salon Ob'Art Montpellier, j'ai des invitations pour toi !

Il te suffit de télécharger ton entrée gratuite grâce au code promo OBARTWMH sur la billeterie.

INFOS PRATIQUES :


Salon des Métiers d’Art Ob’Art Montpellier – du 6 au 8 avril 2018 au Corum

Horaires :

  • Vendredi 06/04 : 10h – 21h (nocturne)
  • Samedi 07/04 et Dimanche 08/04 : 10h – 19h


Tarifs :
  • Entrée gratuite le vendredi
  • 6.50€ le samedi/dimanche
  • Entrée gratuite tous les jours pour les -18ans

Plus d'informations sur le site d'Ob'Art et sur la page Facebook de l'événement.
Pour suivre les actualités des salons Ob'Art, rendez-vous sur la page Facebook des Ateliers d'Art de France.

Article en collaboration avec Ateliers d'Art de France pour le Salon Ob'Art 2018.
Les photos sont la propriété exclusive de What My Hands Made et Ateliers d'Art de France, merci de ne pas les utiliser sans autorisation.



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9 février 2018

Et le jour se lève enfin ...

Il y a 10 ans (!!!) je signais mon dernier CDI ... il y a 8 ans je quittais mon boulot de rêve pour revenir dans mon sud ; depuis j'ai l'impression qu'une vie est passée.

Une vie pas triste, mais une vie bien galère dans l'ensemble.
Beaucoup de déceptions, de fausses joies, de colères, d'incompréhension, de remises en question, de peur, de sauts dans le vide ... ah c'est certain, ça n'a pas été triste mais bordel qu'est-ce que ça a été épuisant moralement, émotionnellement et physiquement.

Mardi était le 1er jour de mon nouveau CDI et au milieu de cette joie extrême (parce que eux, parce que cette boîte, ses valeurs, son éthique, leur folie, cette facilité à travailler ensemble depuis bientôt 3 ans, cette confiance mutuelle et quasi immuable) se mêlent aussi toutes ces marques laissées par ces 8 dernières années "compliquées". 
Le rouleau compresseur a bien fait son oeuvre et je ne me doutais pas du point auquel il avait bien bossé ! Parce que malgré tout ce bonheur (depuis que je sais) j'ai été pétrie de doutes et de peurs irraisonnées ... je ne comprenais pas trop pourquoi, jusqu'à ce que je mette le doigt dessus : toutes ces années et toutes ces baffes ça ne laisse pas indemne même si on se relève à chaque fois, qu'on essaie de garder la tête haute et le sourire en toutes circonstances.
On ne s'en sort jamais indemne parce que ces périodes difficiles effectuent un travail de fond sur nous : sentiment d'inutilité, remise en cause totale et absolue de ses compétences (aka "je ne suis qu'une merde, bonsoir"), ... et puis cette putain de pression sociale !


Aaaaah la pression sociale ... entre les bienveillants "alors t'en es où ?" ; "alors cet entretien ?" à qui tu as l'impression de répéter à chaque fois la même chose mois après mois, années après années (le couteau dans la plaie x10000) et les conseilleurs-non-payeurs "mais pourquoi tu postules pas chez Mammouth, ils recrutent !" auxquels tu as envie de répondre "parce qu'avec mon Master j'avais d'autres ambitions dans la vie" ... mais tu la fermes (parce que oui il faut payer les factures) tu cales ton plus joli sourire, tu acquiesces et tu dis "merci pour l'info" et tu ronges ton frein pour pas défoncer un mur ... souviens-toi (je l'avais supprimé le lendemain mais en fait OSEF et quoi qu'il en soit je suis, bien évidemment, black-listée chez eux ... ah bah fallait pas ouvrir sa gueule hein).

Ces 3 dernières années en tant qu'auto-entrepreneur m'ont aidées petit à petit à reconstruire ma propre estime. J'ai eu une chance inouïe d'avoir des clients aussi bienveillants ! C'est grâce à eux, à leurs retours positifs sur mon travail, à leur soutien indéfectible, à leur reconnaissance que je me suis remise en piste et que cette fois j'avais la tête haute parce que j'étais fière de moi !
Alors non, ce statut n'est pas une sinécure mais l'avantage qu'il a quand on traverse le désert de Gobi c'est que tout ce que l'on accompli on ne le doit qu'à soi-même, à son travail et jeter de temps en temps un oeil en arrière pour mieux se rendre compte de ce que l'on a fait avec ses p'tits bras : c'est priceless et ça te rebooste comme c'est pas permis !


Et puis il y a eu aussi quelques lectures qui font prendre du recul sur toutes ces années pour arriver à ce cheminement : si je n'avais pas été poussée dans mes retranchements, si je n'avais pas lutté pour m'en sortir, si je n'avais pas sauté dans le vide pour me lancer à mon compte, ... et bien je crois bien que je n'en serai pas là. Et par "LÀ" j'entends : à ma place. 

Alors, quelque part (même si, bon quand même, faut pas pousser), merci les connards !


Et merci Internet pour cet exutoire. Tu comprends sans doute mieux pourquoi j'avais besoin de hurler ma joie en story (et partout ailleurs aussi) et de rédiger cet article sur un coup de tête avant d'aller me coucher pour vider un peu tout cet amas d'émotions diverses et variées (ça fait du bien !) (je l'avoue, j'ai versé quelques larmes en l'écrivant) (oui, je suis une grande sensible).


Et puis MERCI à eux deux ! C'est étrange mais j'ai beaucoup de mal à leur dire un peu tout ça et surtout que je ne les remercierai jamais assez, la pudeur sans doute. 
C'est quand même fou ce qu'on peut balancer sur le net comme ça et être incapable de s'ouvrir un peu face à ceux auxquels on tient ... #réflexionde2hdumat



Pour finir, je vais reprendre le doux message que m'avait laissé Elke il y a quelques années "[...] tu y arriveras et ce jour là, tu pourras crier haut et fort ta victoire sur leur bassesse !!!" :


PUTAIN C'EST AUJOURD'HUI LES GARS !


BOUUUUUUUUUUM !



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5 février 2018

Créativa 2018 ... et des rires

Retour de Créativa.

Pffffioooooooou c'était bien dis donc !

J'ai tant de choses à raconter et tant de souvenirs, je ne sais pas par quoi commencer, du coup "Pffffioooooooou c'était bien dis donc !" est sans aucun doute le meilleur résumé.

Bon déjà, passer du temps avec eux c'est très souvent une grosse marrade ... du coup ça part plutôt bien ... 



... dès l'installation ...


... et si tu ajoutes en plus la fatigue qui se cumule, tu obtiens une espèce d'apothéose de conneries le dimanche pour un grand final de démos !


Nous avons tous été très fiers de notre stand et de ce que nous avons réalisé ensemble et avec l'aide de nos supers partenaires sans qui tout cet espace aurait été bien vide.




Pour la déco, 
  • Rascol nous a fourni de nombreux métrages de tissus afin de réaliser des assises, des coussins et de loooooongues guirlandes pour rendre notre stand chaleureux et accueillant.
  • SOP 34 nous a donné toutes les palettes et Leroy Merlin les planches de coffrage qui nous ont permis de créer nos meubles éphémères.
  • Openwood nous a prêté son meuble Melissa qui a fait tant d'émules !
  • Ikea nous a offert de quoi fleurir et illuminer le stand (et de quoi rembourrer les assises).


Comme chaque année, on essaie toujours d'organiser une pause boire-manger pour te/vous rencontrer, il y a donc bien évidemment eu l'apéro !

Toujours un grand moment ...


Pour l'apéro,

Merci encore car sans eux et sans toi/vous rien ne serait possible !


Mes moments à moi ont commencés forts avec un passage sur France bleu Hérault (hiiiiiii #stress) dès le 1er jour du salon ! "Evidemment, ... évidemment, ... évidemment, ...évidemment, ...évidemment, ...évidemment, ...évidemment, ...évidemment, ...évidemment, ... " x500


© France bleu Hérault

Puis ensuite ça a été un enchainement de ce genre là  <rires / démos / rires / balades / démos / rires / apéro / ouh ça pique / rires / démos / rires / démos+rires /> emmêlé avec un enchaînement de ce genre ci  <échanges /  rencontres / partages / rencontres / échanges / rencontres / partages / échanges /> et après c'était fini ! 
C'est passé trop viiiiiiiiiiiiiiite et c'était trop biiiiiiiiiiiiiiien !


Ma liste des p'tites joies Créativa :


  • Rencontrer et passer un moment avec mes ancienn(e)s participant(e)s (on en parle de ceux qui en plus -les fayots- te ramènent une bouteille de champ' ! Coucou Cécile #winkwink).
  • Revoir les copains créatifs que je suis presque sûre d'y retrouver Ritalechat, Les récréations créatives, Sculpaper, So and You, Du vent dans les perles et en rencontrer de nouveaux.
  • Balader dans les allées du salon avec Caroline et les copines venues faire un saut.
  • Rencontrer de nouveaux exposants avec de beaux produits.
  • Passer à la radioooooooo
  • Faire des démos et partager avec toi, toi et toi.


  • Rire, rire et rire encore avec Laurent.
  • Etre un poil moqueuse avec Alexandra.
  • Goûter les naans et les beignets de Fabien (j'en salive encore).
  • Racheter de la laine sachant que je n'ai pas encore utilisé celle achetée l'an passé.
  • Observer les gens se jeter sur la nourriture.
  • Tester le pouvoir de séduction de Laurent lors des démos (it works !).
  • Echanger avec tous sur le DIY, le zéro déchet et plus encore.


Malgré tout ce qu'implique l'organisation d'un salon comme Créativa avec une équipe nombreuse et autant de tempéraments ; dès que j'étais rentrée chez moi après ces 4 jours fous, j'avais envie de re-signer tout de suite pour l'an prochain !

    M E R C I   À   T O U S  !   


Si tu souhaites retrouver les vidéos et les DIY des démos que j'ai proposé pendant cette édition de Créativa, c'est par là :


Alors, on remet ça l'an prochain ?


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